Les jours raccourcissent

7 octobre 2017 § Poster un commentaire

Raccourcir comme les jours ; le sommeil toujours plus tôt, la fatigue et les douleurs qu’on n’avait pas invités.

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Fins #2

17 août 2017 § Poster un commentaire

Rongée par la mort de l’oncle P***, qu’il a choisi de convoquer pendant l’été, tu n’as plus écrit.

Relire le Violon d’Ingres pour se rappeler le temps de sa présence, avant l’ombre de la mélancolie. Soudain, quatre années en arrière, ces lignes : « Et puis il y a l’oncle P***, 88 ans, prenant soin de son épouse handicapée depuis trente-cinq années, qui sous l’épuisement voudrait tellement en finir. »

4. XII. 2016

De la viande

8 août 2017 § Poster un commentaire

« Ne pas vouloir être de la viande à neurologue. »

Anomalie des zones profondes du cerveau | Laure Limongi

Otium #17/7

31 juillet 2017 § Poster un commentaire

Expo

Jardins | Grand-Palais

Livres

Que faire des classes moyennes ? | Nathalie Quintane
Histoire réversible | Lydia Davis
Mac et son contretemps | Enrique Vila-Matas
Œuvres | Georges Perec

Une impérieuse absence

20 juillet 2017 § Poster un commentaire

Rien ne s’obtient qu’avec effort

17 juillet 2017 § Poster un commentaire

À Louise Colet
(Croisset) Vendredi minuit (16 septembre 1853)

Enfin me revoilà en train ! ça marche ! la machine retourne ! Ne blâme pas mes roidissements, bonne chère Muse, j’ai l’expérience qu’ils servent. Rien ne s’obtient qu’avec effort ; tout a son sacrifice. La perle est une maladie de l’huître et le style, peut-être, l’écoulement d’une douleur plus profonde. N’en est-il pas de la vie d’artiste, ou plutôt d’une oeuvre d’art à accomplir, comme d’une grande montagne à escalader ? Dur voyage, et qui demande une volonté acharnée ! D’abord on aperçoit d’en bas une haute cime. Dans les cieux, elle est étincelante de pureté, elle est effrayante de hauteur, et elle vous sollicite cependant à cause de cela même. On part. Mais à chaque plateau de la route, le sommet grandit, l’horizon se recule, on va par les précipices, les vertiges et les découragements. Il fait froid et l’éternel ouragan des hautes régions vous enlève en passant jusqu’au dernier lambeau de votre vêtement. La terre est perdue pour toujours, et le but sans doute ne s’atteindra pas. C’est l’heure où l’on compte ses fatigues, où l’on regarde avec épouvante les gerçures de sa peau. L’on n’a rien qu’une indomptable envie de monter plus haut, d’en finir, de mourir. Quelquefois, pourtant, un coup des vents du ciel arrive et dévoile à votre éblouissement des perspectives innombrables, infinies, merveilleuses ! à vingt mille pieds sous soi on aperçoit les hommes, une brise olympienne emplit vos poumons géants, et l’on se considère comme un colosse ayant le monde entier pour piédestal. Puis, le brouillard retombe et l’on continue à tâtons, à tâtons, s’écorchant les ongles aux rochers et pleurant dans la solitude. N’importe ! Mourons dans la neige, périssons dans la blanche douleur de notre désir, au murmure des torrents de l’esprit, et la figure tournée vers le soleil !

J’ai travaillé ce soir avec émotion, mes bonnes sueurs sont revenues et j’ai regueulé, comme par le passé.

Correspondance | Gustave Flaubert

Cela suffit

16 juillet 2017 § Poster un commentaire

« Parfois je me dis que cela suffit, quelques moments d’extase, dans une vie d’ennui à la Beckett. »

Les vies de papier | Rabih Alameddine